
La respiration est un processus vital pour tous les êtres vivants. Elle permet d’apporter de l’oxygène aux cellules du corps et d’éliminer le dioxyde de carbone produit lors du métabolisme.
Lors de la respiration, l’air entre par le nez ou la bouche, puis passe par la trachée et les bronches pour atteindre les poumons. Dans les poumons, l’oxygène est transféré dans le sang grâce aux alvéoles pulmonaires, petites structures qui permettent les échanges gazeux.
Une fois l’oxygène dans le sang, il est transporté vers les cellules du corps par le système circulatoire. Les cellules utilisent ensuite l’oxygène pour produire de l’énergie, tandis que le dioxyde de carbone produit est ramené vers les poumons pour être expiré.
Quand vous observez un enfant respirer, vous vous rendez compte que sa respiration n’est pas du tout la même qu’un adulte. Les bébés respirent à des intervalles d’une ou deux secondes (30 à 60 fois par minute). Les enfants un peu plus âgés respirent à des intervalles de deux ou trois secondes (20 à 40 fois par minute). Et les adultes ont 12 à 20 cycles par minute.

La respiration d’un bébé et d’un adulte diffère pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les bébés ont des voies respiratoires plus étroites que les adultes, ce qui rend leur respiration plus rapide et plus superficielle. Leur système respiratoire est également moins développé, ce qui signifie qu’ils ont besoin de respirer plus souvent pour obtenir suffisamment d’oxygène.
De plus, les bébés respirent principalement par le nez, contrairement aux adultes qui respirent par le nez et la bouche. Cela s’explique par le fait que les bébés ont un réflexe de succion fort dès la naissance, ce qui les amène à préférer respirer par le nez pour pouvoir téter plus facilement.

Notre façon de respirer est le miroir direct de nos émotions, et la colère en est la preuve la plus flagrante. Dès que ce sentiment nous submerge, notre souffle s’emballe, devient saccadé et irrégulier, nous bloquons notre respiration avant de souffler par coups brusques. Ce phénomène n’est pas un hasard, c’est une réaction immédiate de notre système nerveux sympathique. En secret, il passe en mode « alerte » et prépare notre corps à affronter une tempête ou une situation de stress.
Face à la colère, notre organisme se met instantanément en état d’alerte maximale. Un véritable shot d’hormones, notamment d’adrénaline, envahit le corps, le cœur s’emballe et le souffle s’accélère. Ce mécanisme instinctif a un but bien précis, c’est de saturer nos muscles en oxygène pour nous préparer à l’action. C’est l’héritage d’un réflexe ancestral qui met notre corps sous tension, prêt à réagir à la moindre seconde.
Il est important de souligner que cette modification de la respiration varie d’une personne à l’autre. Certaines ont tendance à retenir leur souffle lorsqu’elles sont en colère, tandis que d’autres adoptent une respiration plus saccadée et haletante. À l’inverse, certaines expirent en gonflant le ventre et inspirent en le rentrant. Chaque individu réagit différemment à la colère, et cette diversité se manifeste également dans son rythme respiratoire.
Une respiration inefficace, comme en cas d’apnée du sommeil, peut entraîner divers troubles tels qu’une fatigue chronique, un teint pâle ou grisâtre, un essoufflement et des maux de tête.
La respiration est un système nerveux autonome et il est le seul système où l’on peut avoir un impact direct.
Il n’y a pas de relai poumon, on ne peut pas le détoxifier, on ne peut pas regonfler des alvéoles abimés.
D’un point de vue psychologique, la respiration est essentielle pour réguler les émotions.
Je vous propose plusieurs exercices de respiration différentes pour aller mieux.
Ils peuvent nous aider à nous détendre, à réduire le stress et à améliorer notre concentration.
« Le secret de la longévité, c’est de continuer à respirer. », Bruce Lansky
La respiration abdominale est la respiration que tout le monde devrait avoir, mais seuls les bébés et jeunes enfants ont cette respiration. L’éducation modifie cette respiration abdominale « tiens-toi droit », « rentre ton ventre », ainsi que la vie sociale, le stress…
Exercice : Assis ou allongé, les yeux fermés, posez une main sur votre poitrine et l’autre sur votre ventre. Inspirez profondément et lentement par le nez en gonflant votre abdomen. (Vous pouvez vous guidez en comptant dix secondes d’inspiration). À cette étape, votre poitrine devrait bouger le moins possible et la main posée sur votre ventre devrait se soulever. Puis vous expirez, creusez le ventre du bas vers le haut afin de faire remonter le diaphragme et les organes au maximum. Puis relâchez le ventre et laissez venir l’inspiration abdominale. Renouvelez l’inspiration, et cette fois ci en expirant démarrez la contraction remontante à partir de plus bas, c’est-à-dire du périnée.
Cet exercice, permet de se recentrer de se mettre en contact avec le présent et de reprendre conscience de sa globalité.


La cohérence cardiaque :
Cet exercice peut se pratiquer assis ou debout, mais pas couché.
La méthode demande un rythme de 6 respirations par minute. Il suffit d’inspirer sur 5 secondes et expirer sur 5 secondes pendant 5 minutes (vous pouvez utiliser une application pour vous assister). Cette pratique s’effectue trois fois par jour, tout au long de l’année. Il s’avère que ce rythme est optimal, car cette technique aide à maîtriser sa respiration, favorisant ainsi une meilleure gestion du stress et de l’anxiété. Des études montrent qu’au repos, le taux d’oxygénation maximale est atteint avec ce rythme.
La respiration carrée :
Elle provient d’une technique de respiration issue du pranayama Samavritti (Sama : même, égal et Vritti : onde, vague).
Chaque étape est pratiquée avec une durée spécifique, l’inspiration prend 4 secondes, ensuite on retient le souffle pendant 4 secondes. L’expiration prend 4 secondes, et on retient à vide pendant 4 secondes. On parle de la respiration carrée, car le principe est de réaliser quatre phases, parfaitement égales, d’inspirations et d’expirations comme les quatre côtés égaux qui forment un carré.
Exercice : Asseyez-vous confortablement et imaginez un carré. Inspirez pendant 4 secondes en suivant un côté du carré, retenez votre respiration pendant 4 secondes en suivant un autre côté, expirez pendant 4 secondes en suivant un troisième côté, puis retenez votre respiration pendant 4 secondes en suivant le dernier côté. Répétez cet exercice plusieurs fois.
Cet exercice diminue l’anxiété, réduit la tension artérielle, l’hyperactivité. Pour vous relaxer, expirez plus lentement qu’inspirez et réduisez les rétentions.


Exercice du polichinelle : pour les enfants (quand ils sont en colère, stressé, contrarié etc…).
Debout, l’enfant hyperactif saute sur place comme s’il était sur un trampoline. À chaque saut, il doit imaginer qu’il fait tomber l’énervement. Puis quand il s’arrête, il ferme les yeux pour mieux ressentir ce qui se passe dans son corps, par exemple les battements de son cœur qui ralentissent. Faites-lui répéter l’exercice deux ou trois fois s’il en a encore besoin.
Conseil : restez à proximité de lui au cas où il aurait la sensation de vertige.
